BD de la semaine·Et mon coeur fait boum·Neuvième art

Les Strates – Pénélope Bagieu

Quand je serai triste, comment je vais faire?

Carnet moleskine, cadenassé par l’élastique. Les pages. Ses strates. Et comme toutes celles qui sont autobiographiques, inévitablement, les nôtres.
L’enfant, l’adolescente.
La sœur.
Les proches.
Les ami.es. Les amours. Celles et ceux que l’on aime avec plus ou moins de maladresse, égare, laisse derrière soi ou garde précieusement contre soi. 
Et les absent·es. Qui nous abandonnent sans autre forme de procès. Par lâcheté, par lassitude, par fierté, par erreur, contre leur volonté.
La vie dans toute sa splendeur écorchée. La vie, par petites superpositions de moments qui peuvent sembler anodins mais qui remplissent durablement le carnet de nos existences.


J’ai ri. Souvent.
J’ai cédé aux sourires pincés. Inévitablement.
Et j’ai aussi (un petit peu) pleuré dans mon Viognier.

Comment tu veux qu’on oublie ?

J’aime énormément Pénélope Bagieu. La femme. La dessinatrice. L’amoureuse. L’engagée. La lectrice. Je partage ses révoltes, suis toujours très curieuse de ses enthousiasmes littéraires, je souris un peu niaisement à ses interventions instagramesques comme je pourrais le faire en suivant une bonne copine, je pourrais – presque – aimer à nouveau mes chats en la lisant et suis extrêmement bon public de son humour.

Il n’y a pas de rebondissement de dernière minute, de twist, d’épilogue inattendu, de coup de théâtre ou de retrouvailles fortuites 10 ans plus tard.

Cet album ne fait que renforcer toute la sincère estime que j’éprouve face à son parcours, face à la profonde sincérité qui émane de cette artiste. Lire Les Strates, c’est évidemment y trouver des échos et des miroirs, des aveux de faiblesses, des déclarations d’estime à celle ou celui qu’on a pu être avant de glisser dans la vie d’adulte. C’est aussi laisser la place à mes visages, mes amours mortes, mes déconvenues d’adolescente, mes ami·es chéri·es, mon ego malmené, mes éternels absents. Un album au ton qui n’appartient qu’à elle, qui n’a pas que la légèreté des êtres à raconter et qui donne une envie furieuse d’acheter un carnet élastiqué pour remplir à notre tour ces pages-strates pleines de souvenirs à consigner.

Pénélope Bagieu au milieu des livres: Sacrées Sorcières

Les Strates de Pénélope Bagieu
Éditions Gallimard BD
 22€ /  144 pages / 2021
Bande dessinée / 9e Art / Et moi et moi et moi.
 

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Les chroniques des amoureux des bulles se trouvent

Au milieu des livres

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Nath            Eimelle         Stephie              Cristie           Blandine       

 

Maëlle                  Enna                Fanny               Gambadou              Bidib   

 

Mylène                Caro               Karine                 Pati                   Soukee

34 réflexions au sujet de « Les Strates – Pénélope Bagieu »

  1. Je suis Pénélope Bagieu depuis ses débuts, sur son blog (elle n’est sans doute pas étrangère à la création des nombreux miens :D). Comme toi, j’ai beaucoup aimé l’évolution qui est la sienne au fil des années. J’ai très hâte de découvrir cette BD qui est en bonne place dans ma liste de Noël (avec les Diglee) mais comme Fanny, la tentation va être grande de craquer avant la réunion sous le sapin. 😉

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