BD de la semaine·Neuvième art

Chiisakobé – 1 – Minetarô MOCHIZUKI

L’incendie a tout pris. Les murs, les hommes. Shigeji a perdu ses parents et ce qu’il reste de l’entreprise familiale lui revient. Tout est à reconstruire et l’on s’étonne de le voir si entêté à refuser toute l’aide nécessaire pour s’attaquer à ce délicat projet de renaissance. Sa démarche prend d’ailleurs une tout autre dimension quand arrive la jeune Ritsu, amie appartenant au passé. D’abord employée dans la maison pour y accomplir quelques tâches ménagères, elle avoue s’être engagée à s’occuper de cinq orphelins particulièrement remuants et les voilà qui arrivent à leur tour sous ce toit précaire. Une démarche qui n’est pas tout à fait du goût de Shigeji… Une cohabitation aussi curieuse que déroutante qui exigera de la patience pour s’apprivoiser

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Comme tout début de série, et encore plus pour un manga comme celui-ci, il ne faut, me semble-t-il, ne pas s’attendre à un récit aux multiples rebondissements. L’histoire est celle d’une vie qui reprend ses marques suite à un drame venu en amont des premières pages. Ici, tout se veut lent. On tâtonne, on s’observe, on se questionne. Chaque protagoniste apparaît et s’installe dans les cases pour apprendre à se découvrir.

Les personnalités sont toutefois assez vite esquissées. La jeune Ritsu porte en elle l’hésitation touchante qui la caractérise, le taciturne Shigeji peine à se laisser cerner, masqué derrière ses poils de hipster nippon tout auréolé de mystère et de silence. Le trait est d’une finesse remarquable, les expressions justement marquées et soulignées, prenant ainsi le relai de passages souvent peu loquaces.

Il faut être capable de se laisser attirer et saisir par ce rythme lent, cet art du pas grand chose, cette cadence étouffée. C’est n’est assurément pas le genre de manga qui fera l’unanimité mais j’y ai trouvé ma place en parcourant ce récit sensible et parfois un peu hésitant. L’arrivée d’un troisième personnage vient assurément soulever des questionnements pour la suite de cette série que je compte bien découvrir avec un intérêt évident.

La chronique de Jérôme.

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Le premier mercredi du mois, la BD de la semaine est au milieu des livres!

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Les chroniques des amoureux des bulles:

Blandine                Laëtitia                   Mo

Saxaoul                  Noukette               Nathalie

Antigone               Sabine                  Maël

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Jérôme              Sandrine                 Syl

Gambadou                                               Soukee

Chiisakobé – 1 – Minetarô MOCHIZUKI

Le Serment de Shigeji

D’après le roman de Shûgorô YAMAMOTO

Éditions Le Lézard noir

ISBN:978-2-35348-079-1

15€ / 208 pages

Octobre 2015

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40 réflexions au sujet de « Chiisakobé – 1 – Minetarô MOCHIZUKI »

  1. Je suis contente de voir apparaître des Mangas dans la blogosphere que je fréquente car les ados autour de moi en lisent beaucoup . Et quand j’essaie je n’y trouve aucun intérêt. Celle-ci me semble plus intéressante.

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  2. Jérôme invitait déjà à découvrir cette série et vu ce que tu en dis, je me dis « pourquoi pas ». Il me semble qu’elle est terminée mais je vais voir ce que vous dites du dernier tome (si vous en parlez) et puis je me déciderais 😉

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  3. Bonjour Moka, je vous rejoins aujourd’hui avec :
    « L’étrange boutique de Miss Potimary, La boîte à secrets » d’Ingrid Chabbert et Séverine Lefèvre
    https://sylectures.wordpress.com/2017/04/05/letrange-boutique-de-miss-potimary/
    Pour ton manga, je comprends ce que tu veux dire par « rythme lent, cet art du pas grand chose, cette cadence étouffée » car j’ai trouvé cette même narration dans mon dernier livre japonais.
    Je ne lis pas de manga, mais la couverture m’aurait attirée !

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  4. Tu attises ma curiosité, même si je ne suis absolument pas manga à la base. La première planche est trop drôle! Et je trouve que les deux personnages principaux ont un look des années 70′ sur la couverture du moins! Merci pour cette découverte!

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  5. C’est un manga assez inclassable, tant par son atmosphère que par son graphisme épuré à l’extrême. J’en suis très fan, tu le sais, mais je me garderais bien de le recommander à tour de bras tant c’est un peu une lecture « quitte ou double ».

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  6. J’ai bien envie de découvrir ce manga, il faut que j’aille voir s’il est disponible à la bibliothèque. Ce que tu dis sur le rythme me fait penser au manga Le club des divorcées. Il y a peu d’action et l’intérêt repose sur les pensées du personnage principal, une jeune femme divorcée qui doit élever sa fille.

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