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Salon du livre d’Albert et du pays du coquelicot.

Je n’avais pas traîné mes talons dans un salon du livre depuis le joli mois de juin et le 19e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens. Pas de rendez-vous malouin non plus cette année, mais ce n’est que partie remise… Ce week-end, au pays du coquelicot dans la petite ville d‘Albert, avait lieu la troisième édition du salon du livre et cette parenthèse entre bulles et jolies pages était donc la bienvenue.

Editeurs et libraires indépendants au rendez-vous
Maison d’édition et librairies indépendantes au rendez-vous.

La librairie Pages d’encre était bien évidemment présente ainsi que les copains de chez Bulle et les toujours très chouettes Editions de la Gouttière. Du côté des bulles, Yannick Corboz n’a hélas pas pu être présent (il signait l’affiche cette année). Toutefois, nous avons pu compter des invités de qualité pour deux journées de dédicaces et d’échanges entre les auteurs et leurs lecteurs. Parmi eux, le talentueux Damien Cuvillier, fraîchement revenu de Saint-Malo après avoir obtenu le Prix coup de coeur au Festival Quai des bulles (et ça, autant dire que c’était une très belle nouvelle. Un immense bravo, une nouvelle fois.) A ses côtés, Régis Hautière et Hardoc, le duo qui a fait des Lulus (1 & 2) des visages familiers incontournables pour la région… (Et pour ceux qui n’ont pas encore découvert Perico, un petit coup d’oeil ici: Perico 1 & 2)

Centenaire oblige, la thématique de la première guerre mondiale était particulièrement bien représentée avec Olier et ses Godillots et la magnifique BD La Patrouille des invisibles de Soupiot (Lire à ce sujet la jolie chronique de Daniel Muraz) à qui j’offrirai dès que possible une place sur mes étagères. D’autres auteurs comme Patfawl,  Philippe Charlot et Xavier Fourquemin (Le Train des orphelins) étaient également de la partie dans une bonne humeur palpable.

Godillots, bulles de guerre et orphelins.
Godillots, bulles de guerre et orphelins.

Pour les plus jeunes -et pas que-, le salon proposait également une belle liste d’invités et d’activités. (De la calligraphie au concert-spectacle en passant par les petits ateliers scientifiques…) J’ai eu le plaisir de rencontrer Olivier Ka, que je connaissais davantage pour son travail en bande dessinée (Lisez donc Pourquoi j’ai tué Pierre, d’une effroyable beauté ) et je crois qu’il est clairement temps que je m’intéresse à ses romans jeunesse… Affaire à suivre, donc. Autre bel échange avec Catherine Cuenca qui rencontrera mes trolls d’ici quelques mois. L’occasion pour nous de discuter un peu des livres qu’elle estime les plus « adaptés » aux classes qu’elle retrouvera en janvier. Un premier contact très sympathique qui promet une nouvelle fois de bons moments entre lecteurs. Petit regret, la crise budgétaire qui me touche de plein fouet m’a éloignée, entre autres, d’Emilie Vast et de ses albums que j’aime d’amour…

Enfin, il me semble que mademoiselle ma petite soeur a déniché une jolie pépite du côté de Nadine Brun-Cosme. Je vous en parle tout bientôt.

Olivier Ka, Nadine Brun-Cosme et Catherine Cu
Olivier Ka, Nadine Brun-Cosme et Catherine Cuenca.

« Un matin d’hiver, Barroux trouve sur un trottoir un carnet qui contient un témoignage incroyable : le récit des premières semaines de mobilisation d’un poilu durant l’été 1914. L’auteur de ce journal raconte les débuts de la guerre, la séparation, l’attente du courrier, les nuits interminables, le bruit sourd du canon et aussi la peur… »  On les aura. Barroux

Histoire de jouer les prolongations, le samedi soir, au cinéma le Foru(m) était proposé un concert dessiné autour de l’album On les aura de Barroux. Un rendez-vous musical très touchant qui alliait les accords de guitare de Julien Joubert et le pinceau noir de Barroux pour un résultat vraiment appréciable. Une peinture de la guerre qui éclate, qui grogne et qui laisse de terribles traces, au coeur d’une ville directement touchée par les ravages de la Grande Guerre. (Bon, et du coup, je n’ai pas pu résister à l’idée de découvrir son dernier titre Alpha, que j’ai fait dédicacer.)

En bref, ce salon du livre qui n’en est qu’à ses débuts a largement de quoi convaincre les lecteurs picards. Un petit salon familial, dynamique et convivial qui gagnerait à être soutenu et à s’ancrer dans le paysage albertin. Un beau week-end entre lecteurs, auteurs et amoureux des livres.

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9 réflexions au sujet de « Salon du livre d’Albert et du pays du coquelicot. »

  1. J’ai l’impression que tu as passé un très joli moment.
    Quelle chance tu as de rencontrer Catherine Cuenca avec ta classe! J’ai beaucoup aimé récemment Le choix d’Adélie.

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  2. Trop chouette tout ça !
    Le train des orphelins, j’en parlais hier sur mon blog.
    Olivier Supiot, adorable, rencontré à Quai des Bulles et ami d’un de mes collègues.
    Ah! Si on était riche , on aurait plein d’idées pour dépenser nos sous 😉
    Bonne journée.

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  3. Encore une fois je t’envie d’avoir pu passer un aussi jolie moment… Pour ma part j’étais cette semaine à une rencontre avec Murielle Magellan pour son livre ; N’oublie pas les oiseaux, c’était aussi une super soirée ;0) L’affiche pour ce salon est vraiment splendide, surtout pour une fille comme moi pour qui les coquelicots sont ses fleurs préférés ;0)

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