Et mon coeur fait boum·Neuvième art

Betty Blues – Renaud Dillies

De Betty à Rice…

 » C’est ainsi que commença mon histoire. Mon exaltation musicale avait pris le pas sur Betty, elle se sentait seule et moi je passais le plus clair de mon temps à tenter de sortir la note juste. Elle s’est cassée, elle m’a brisé.« 

Avant tout, dois-je encore insister sur mon amour pour le chef d’œuvre qu’est Abélard ? Oui, toujours. Mais assurément, mon cœur va devoir faire une place à un deuxième canard tout aussi émouvant…

Rice est un musicien de jazz. Un musicien d’exception qui cherche la perfection. Son cœur bat pour Betty. Sauf que la jolie Betty passe son temps à l’attendre. Attendre qu’il soit un peu plus présent pour elle, attendre qu’il achève ses concerts… Un jour, elle succombe au charme d’un beau parleur et finit par quitter le petit univers triste dans lequel elle pensait s’être enfermée.

Rice est détruit. Il arrête de jouer de la musique, rencontre un hibou et se lie d’amitié avec lui. Ce dernier l’entraînera dans un projet un peu fou. Quant à Betty, elle a beau posséder tout ce qu’elle désire, elle n’a d’autre choix que de constater que ce matou n’est qu’un fieffé égoïste tellement amoureux de son argent et si peu d’elle. Rice pense à Betty. Betty se demande où peut être Rice. Chacun songe à l’autre en espérant des retrouvailles possibles dans un ailleurs qui n’appartiendrait qu’à eux. Une histoire d’une beauté terrifiante.

On m’avait présenté Betty Blues comme l’histoire d’un cousin éloigné d’Abélard. Éloigné me semble de trop, voilà un titre qui m’a je pense autant marquée que le fabuleux canard aux envies d’ailleurs. Rice a toute la grandeur d’un Abélard et ces deux bêtes à plumes ont indéniablement marqué mon coeur et me hanteront encore longtemps. Comme j’envie tous ceux qui doivent encore découvrir ces deux bijoux. Quoi qu’il en soit, c’était une lecture parfaite ce dimanche pour dire au revoir à ma manière et de très loin, à quelqu’un qui partait ce week-end dans son ailleurs… Alors bonne route petit Rice… Et sache même si cet article restera lettre morte, que dimanche soir, je me sentais un peu Betty.

« L’enfer, oui ! Mais il n’y a sans doute que ça pour lier une réelle amitié »

L’avis des copains  : Jérôme , Noukette, Mo’, Oliv, Mango, Yvan

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13 réflexions au sujet de « Betty Blues – Renaud Dillies »

  1. Non je serai sur Arras, j’ai découvert la version arrageoise de bulle en stock! Par contre j’y serai la semaine prochaine (pour les oraux du bac… Donc je vais devoir aller me balader dans le coin des librairies… Passage obligatoire :-))
    Ton article m’a fait vraiment envie! Vivement mercredi!

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    1. Oh et moi qui ne suis pas là la semaine prochaine… ça me rend triste… On aurait pu boire des coups ensemble.
      Tu me diras pour Betty, mais tu n’es pas/plus le Vincent que je connais et que j’aime si tu n’apprécies pas. – C’est dit –

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