Et mon coeur fait boum·Que jeunesse se fasse...

Nos étoiles contraires John Green

 

Coup de cœur !

Voilà que moi aussi, j’ai cédé à ce phénomène blogosphérique. Et voilà que moi aussi, j’ai pleuré dans mon canapé émue par ce roman de toute beauté.

Bon l’histoire est assez simple puisqu’il s’agit d’une rencontre entre deux adolescents cancéreux qui tourne très vite à l’histoire d’amour, avec toutes les complications que cela entraîne quand on a 17 ans et qu’on sent que chaque jour n’est qu’un sursis dans cette put*** de vie. Mais qu’importe. Si cette vie n’a d’autre issue que d’être trop brève, elle aura le mérite et l’honneur d’être grandiose et grisante. John Green offre donc à ses lecteurs des héros dont le temps est compté, une tragédie moderne en somme.

La jeune Hazel, d’une finesse et d’une intelligence rares va vite charmer par ses réparties aussi cyniques que cinglantes le jeune Apollon unijambiste qui répond au doux nom d’Augustus Waters, un garçon qui vit caché derrière ses métaphores. Une complicité fulgurante va les conduire à vivre, à l’aube de l’âge adulte qui semble inaccessible pour eux, la plus belle des histoires d’amour. Une histoire forte, incandescente. La force du livre réside, je pense, dans cette capacité qu’a l’auteur d’inventer des personnages très forts, particulièrement poignants, qu’il s’agisse des deux charismatiques protagonistes ou des personnages secondaires. (Mention spéciale pour Isaac et le père d’Hazel) Chacun fait de son mieux pour accepter le quotidien, le « monde comme il va ». Que les personnages laissent exploser leur impuissance aux yeux des lecteurs ou qu’ils fassent de la retenue un art de vivre, ils sont tous des êtres grandioses malgré leurs failles dont l’aura ne vous quittera pas une fois le livre refermé.

 » J’avais consacré le plus clair de ma vie à m’efforcer de ne pas pleurer devant les gens qui m’aimaient, je savais donc ce qu’Augustus était en train de faire.Vous serrez les dents, vous relevez la tête, vous vous dites que, s’ils vous voient pleurer, ils vont avoir mal et que vous ne serez jamais rien d’autre que de la tristesse dans leur vie. Et comme vous ne voulez pas qu’ils vous résument à de la tristesse, vous ne pleurez pas, vous vous dites tout ça dans votre tête en regardant le plafond, puis vous déglutissez un grand coup, même si votre gorge s’y oppose, et vous regardez la personne qui vous aime en souriant. »

De belles personnes qui souvent se cachent derrière un humour piquant, drôle à souhait, à défaut de thérapie plus efficace. Alors je vous arrête tout de suite, certains ne vont s’arrêter que sur les mots « amour » « ado » « cancer » et se dire que ça ne les enchante guère ou que l’on va vite sombrer dans un sentimentalisme larmoyant et chiant à crever. Détrompez-vous. Quelle erreur que de passer à côté d’un si beau texte. Un livre que je voudrais offrir, conseiller, prêter et partager avec tout amoureux de la lecture ou tous ceux qui ne le sont pas encore. On atteint là un sommet en terme de littérature jeunesse. Une pépite qui vaut bien quelques larmes.

« Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. On m’avait posé cette question des centaines de fois au cours des dernières années […]

– Tu sais comment je sais que tu es une battante ? Tu dis neuf, quand c’est dix.

Mais ce n’était pas tout à fait vrai. J’avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond. »

 Lundi, clairement, mes grands trolls auront le droit à mon passage en revue des lectures incontournables de l’année avec ce titre en tête de liste.

 » Il arrive qu’à la lecture de certains livres on soit pris d’un prosélytisme étrange, tout à coup persuadé que le monde ne pourra tourner rond que lorsque tous les êtres humains jusqu’au dernier auront lu le livre en question. »  Tout est dit. Pas mieux.

 Ceux qui sont aussi tombés sous le charme…

Jérôme (qui n’a pas pleuré mais…) , Stephie, Leiloona, NouketteCess, Mlle PointillésFée Bourbonnaise.

Allez, on court sans plus attendre chez son libraire…

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6 réflexions au sujet de « Nos étoiles contraires John Green »

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